Mercredi 27 janvier 2010
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Lors d’une visite de l’Opéra Garnier qui m’a enchantée et que je recommande vivement (ça change de
la Tour Eiffel aussi… sourire), la guide nous a expliqué que pas moins de deux années étaient nécessaires pour monter un spectacle. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser « tiens, elle dit
comme Shana ».
Et en effet, deux ans après son premier spectacle,
« Punarjanma », la Nâga Compagnie
(dont Shana est la chorégraphe) présentait samedi dernier son nouveau spectacle « Destins
Croisés » au Théâtre de la Reine Blanche (Paris 18ème).
Question destinés, Shana, Lidwine et
Artémisia se sont bien trouvées. Ces trois danseuses d’univers différents gardent leurs personnalités dans chaque danse, et leur complicité rend le résultat très
harmonieux.
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Artémisia, Shana et Lidwine
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La recherche d’un chevalier, un Croisé qui a laissé femme et sœur sans nouvelles depuis longtemps, constitue le fil conducteur. « Destins Croisés » nous
fait voyager entre Cornouailles et Orient mais pas seulement ! (Quoique ce soit déjà original.) Un savant dosage entre trio et soli rythme le spectacle, souligné par un choix musical
inattendu et très agréable.
Le jeu des danseuses nous absorbe, on rit et on pleure avec
Azénor (Shana), Ygrain (Artémisia) et Zélia / Sybille (Lidwine). L’expression « spectacle vivant » prend alors tout son sens, au point de se sentir esseulé à la fin du spectacle, comme
après avoir fermé un livre passionnant : nous voilà contraint d’abandonner les personnages auxquels on s’était attaché.
Rarement touchée de la sorte par un spectacle de danse,
j’ai particulièrement aimé les soli avec le voile pour Shana, les bolas pour Artémisia, l’orientale pour Lidwine… et la gigue collective ! Ceci dit, l’ensemble du spectacle mérite le détour.
Un grand BRAVO à ces trois danseuses véritablement passionnées par leur art.
L’accueillant Théâtre de la Reine Blanche programme ce
spectacle, entièrement autoproduit par la Nâga Compagnie et leur grand amour pour la danse. Cette troupe se déclare amateur et œuvre sans aide ni subvention. Chaque danseuse a
réalisé ses costumes, travaillés et flatteurs. « Si la technique n'est pas celle de l'Opéra de
Paris, l'émotion, l'engagement, la sincérité sont eux à leur maximum! » dit Shana, ce dont aucun spectateur ne saurait douter. RDV à partir du 13 février pour les prochaines représentations
!
Quelques liens supplémentaires sur le blog de Shana :
- « Destins Croisés, première le
23/01/10 »
- « Destins Croisés en 2010 »
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