Un été entre Europe et Afrique

Publié le par Sharqi Girl

nullLe 4 juillet, je participais à mon tout premier gala africain. Le groupe débutant dont je suis a présenté 2 danses guinéennes : yankadi, en ouverture - danse de la séduction - et coucou - danse des récoltes. Entre nos passages, et jusqu'à l'entracte, nous restions en coulisses pour profiter du spectacle et encourager les autres groupes. C'était carrément euphorisant ! Aucun CD, uniquement de la musique vivante : djembés et doum-doum pour accompagner les danseurs (50-60 filles et 1 garçon). Puis, pour le concert : balafon, kri-kri (?) et luth. Le tout pour une ambiance du tonnerre (danser avec des musiciens, c'est incomparable, surtout des percussionnistes). Enfin, démonstration des maîtres : Catherine et Tekouna Traoré, dont un duo de danse endiablé, intervention de leurs copains du Burkina, du Congo Kinshasa, etc. Qui dit Burkina, dit "Doni-Doni", avec Drissa Dembele parmi les djembéfolas et une danse-surprise de Cindy. Aussi quelques danses masculines congolaises. L'affiche était belle et colorée, la soirée tout autant.

Mi-juillet, je me suis (enfin) décidée pour aller aux Suds d'Arles. J'avais déjà bien tiqué d'avoir raté Goran Bregovic et son grand orchestre, et encore avant : "Vertiges" de Tony Gatlif. A mes yeux, rien de ce calibre pour l'édition 2009 mais plusieurs représentations m'ont beaucoup plue : Shantel & Bucovina Club (déjanté, de bonnes reprises), "Longue était la nuit aux portes de l'Ambassade" (émouvant et atypique), Rodrigo y Gabriela (découverts à Taratata, excellents, mon meilleur concert aux Suds), Speed Caravan (ça déménage aussi), Yom (bonne ambiance aussi) et La Horde (harmonie d'une soixantaine de musiciens, impressionnante). Tout cela sans compter toutes les scènes en accès libre : impossible de tout voir mais quelle diversité ! L'autre intérêt des Suds, c'est aussi de s'initier à diverses danses du monde : j'avais choisi flamenco et danses de Pays d'Oc.

Les spectacles de flamenco m'ont rarement enthousiasmée (à l'exception de Paloma Reyes, il y a quelques années), jusqu'à ceux que j'ai vus en Andalousie. Une première approche m'avait beaucoup plue. L'avantage d'un stage d'une semaine (5 x 1h30), c'est de sentir une petite progression. Le premier jour, ce n'était pas évident, j'étais perdue, puis j'ai pris mes marques (argh, ce compas !). Avec patience et humour, Pascal Gomez nous a appris un enchaînement d'environ 2 minutes ("letra tango") en 2 sessions, puis il a détaillé chaque mouvement le reste de la semaine, toujours accompagnés par un guitariste. Nous avons même appris à saluer et remercier notre public ! S'il y a une danse où il faut une personnalité bien affirmée, je pense que c'est le flamenco. Seulement, certaines stagiaires ont dû confondre "personnalité" et "ego démesuré" pour avoir autant usé les miroirs (humour). Sinon, le flamenco requiert beaucoup de précision et... de travail.

Les danses traditionnelles françaises m'intéressent et l'annonce du stage de danses de Pays d'Oc m'a beaucoup plue : "ce stage ouvrira une fenêtre sur un exotisme intérieur". Au fil de la semaine (4 x 2h), nous avons donc abordé : les bourrées d'Auvergne et d'Arriège (danses à 3 temps), le Rigodon (un coup de coeur), la Scottish, la Mazurka, le Rondeau, le Branlou et quelques formes de farandoles. Avec passion et humour, Marie Picard "a fait mûrir" ces quelques enchaînements à la douzaine de stagiaires que nous étions, appuyée par quelques musiciens très intéressants aussi, tous font partie de l'association "Rivatges". J'ai beaucoup aimé apprendre ces danses, dans une bonne humeur contagieuse : pour la représentation de fin de stage, les spectateurs sont venus spontanément multiplier nos effectifs pour le Rondeau et d'autres farandoles. C'était très sympa, surtout avec de la musique vivante. Apparemment, cette association fait énormément de recherches sur notre patrimoine musical (et dansé !) national. Elle intervient pour des stages mais aussi dans des bals pour relancer ces très belles danses. Une démarche à saluer !

Enfin, le 9 août avait lieu à St-Bonnet-le-Château la 10ème Fête Africaine : concerts gratuits de 10h à 20h, grand marché... organisés au profit de Kpaï (Burkina Faso) Ce n'est pas la pluie qui m'a arrêtée ce jour-là ! (Ca rigole pas les averses en montagne.) Deux formations musicales ont animé cette journée : Tanganitanga et Saramaya. L'ambiance était très sympathique, les danseurs ont réussi à faire revenir le soleil et ont invité quelques personnes du public sur scène (j'en étais aussi !). En plus de quelques mouvements, nous avons appris à chanter et danser sur : "Le Poisson a combien de parties ?". D'après mes recherches, cela s'appelle le "Lopele" et si la question vous taraude, voici la réponse : la tête, le ventre et le postérieur. La vidéo que j'ai trouvée présente une version moins "familiale" disons mais elle donne une idée. Cette chanson se décline aussi pour l'homme et la femme (humour africain à l'appui)...

Publié dans Danses du Monde

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Rozéfré 02/12/2009 17:06


Bonne continuation


Sharqi Girl 03/12/2009 11:42


Merci