Biennale de la Danse 2016

Publié le par Sharqi Girl

En guide de prélude à la biennale, le 10 septembre dernier, j'ai eu la chance de visiter les coulisses de l'Opéra de Lyon, et j'étais loin d'être seule : après une bonne demi-heure d'attente sous un ciel encore bien estival, j'ai assisté en bonne compagnie à la classe de sauts. J'ai été impressionnée par ces 31 jeunes danseurs (avec une douzaine de nationalités différentes me semble-t-il), aussi gracieux, qui travaillent sans relâche leurs pas et sauts jusqu'à la perfection. Selon l'heure d'arrivée, plusieurs programmes de visites étaient possibles, avec même, pour les plus chanceux, l'accès à la salle de répétition qui possède une vue panoramique sur la très belle ville de Lyon (j'ai raté le coche cette fois, mais j'y reviendrai). Cette journée mettait en lumière les premiers spectacles de la saison, les soirées Sciarroni/Mascarell et Christian Rizzo, programmés pendant la Biennale de la Danse, et dont les tarif étaient très attractifs ce jour-là (10€ pour ce niveau, c'est cadeau !).

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas, le collectif stéphanois n'a pas proposé de projet pour participer au défilé 2016 (voir mes souvenirs de 2014), qui du reste, cette année, a déserté les rues de Lyon pour migrer vers le stade de Gerland...

Plusieurs ballets m'intéressaient, mais c'est finalement la "Messe pour le temps présent" de Maurice Béjart, sur une nouvelle musique de Pierre Henry et une chorégraphie signée Hervé Robbe, qui a retenu mon attention : "un programme d’anthologie pour célébrer le démarrage de l’exposition Corps rebelles" au Musée des Confluences à Lyon. Cette chorégraphie de 1967 n'a pas pris une ride, si j'ose dire, toujours aussi fraîche pratiquement cinquante ans après, marquetée selon moi de mouvements très africains, voire même de déplacements à forte connotation orientale, c'était d'ailleurs ce métissage qui me charme autant dans le peu de ballets que je connaisse de Maurice Béjart. Et ce sont donc les élèves du Centre National de Danse Contemporaine d'Angers qui ont investi pour notre plus grand bonheur "le Cristal" du musée (son hall, en fait, mais c'est tout un concept !). Dernière représentation, fin de résidence à Lyon, l'émotion était palpable.

Et pour cette soirée du 15 septembre, cerise sur le gâteau avec la suite du programme : une conférence dansée sur la rumba congolaise avec Fred Bendongué. Car la rumba n'est pas que cubaine, elle est aussi espagnole et/ou congolaise. Un vaste programme, passionnant à découvrir avec ce danseur pratiquement militant (quelques petites ressemblances avec l'histoire de Rudolf Noureev dirait-on !).

Cette année, tout comme il y a deux ans, la Biennale de la Danse à Lyon trouve écho jusqu'à Saint-Etienne, grâce à "Des Arts / Des Cinés" qui non seulement propose un riche programme mais aussi, qui s'applique à le rendre accessibles à tous, y compris aux publics invalides. Et rien que pour cette particularité rare dans le paysage artistique et local, cette association mérite tout mon respect et mon soutien. Notez bien, la "Résonance Danse & Cinéma" aura lieu du 25 septembre au 9 octobre : projections, rencontres, expo photos, ateliers de danse, performances, discussions, arts plastiques... Que je vous invite vivement à découvrir !!

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Angeline 21/04/2017 20:59

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci

Angelilie 16/04/2017 20:09

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement.N'hésitez pas à venir visiter mon blog. au plaisir